Guide du patient sur la Phobie sociale

— Dr M Van Ameringen, Dre Jean Goulet —
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Qu'est-ce que la phobie sociale ?

Redoutez-vous d'assister à des fêtes ou à des réunions sociales ? Est-ce que la peur de dire ou de commettre une bêtise vous empêche de faire de nouvelles connaissances ? Avez-vous l'impression d'être constamment jugé ? Si tel est votre cas, sachez que vous n'êtes pas seuls. Il est normal de ressentir de l'anxiété dans des situations sociales, mais pour certaines personnes, cette anxiété est tellement insoutenable qu'elle les pousse à éviter toute occasion d'interaction avec autrui.

Les personnes atteintes de phobie sociale ont une peur ou une anxiété irrationnelles dans des situations sociales ou de performance, qui peut les empêcher de se faire des amis, mettre à rude épreuve leurs relations familiales ou entraver leurs activités scolaires ou professionnelles.

Les personnes atteintes ont des symptômes tels des tremblements, des battements cardiaques rapides ou le rougissement. Près de la moitié des personnes atteintes voient les symptômes débuter pendant l'enfance, et elles en ont presque tout avant l'âge de 20 ans. Les personnes qui vivent avec une telle anxiété pendant des années en viennent à penser qu'elles sont tout simplement comme ça. Elles font fi de leurs symptômes parce qu'elles croient, â l'instar d'autrui, qu'ils ne sont que le reflet d'une timidité excessive ou d'une faiblesse de caractère. La réalité est tout autre. La phobie sociale est une affection médicale qui peut durer toute une vie si elle n'est pas traitée.

Ignorer le problème peut miner l'existence. Les phobiques sociaux souffrent souvent d'isolement, incapables d'établir des relations ou d'aller chercher de l'aide. Si vous croyez souffrir de phobie sociale, il importe que vous sachiez que ce n'est pas votre faute et qu'il existe des traitements susceptibles de Guide du patient sur la phobie sociale vous aider à maîtriser votre anxiété. Pour obtenir de plus amples renseignements, consultez votre médecin. Et rappelez-vous : vous n'êtes pas seul.

Les faits concernant la phobie sociale

  • Une personne sur sept souffre de phobie sociale.
  • La phobie sociale arrive au troisième rang des troubles psychiatriques les plus fréquents.
  • La phobie sociale est une affection médicale.
  • Vous n'êtes pas à blâmer de vous sentir ainsi.
  • La phobie sociale est un trouble qui se traite.

Quelles sont les causes de la phobie sociale ?

On ignore la cause exacte de la phobie sociale. Les chercheurs croient qu'elle est le fruit d'un déséquilibre chimique dans la partie du cerveau régissant la pensée et l'humeur. Une chose est sûre, cependant, c'est qu'il s'agit d'un trouble à tendance familiale que certaines personnes développent après avoir subi un traumatisme durant l'enfance ayant suscité chez elles crainte et anxiété.

Comment peut-on déterminer qu'on souffre de phobie sociale ?

La personne atteinte de phobie sociale ressent une peur intense et paralysante lorsqu'elle doit faire la connaissance de quelqu'un, s'adresser à un groupe, manger au restaurant, utiliser des toilettes publiques, faire un appel téléphonique à la maison ou au bureau (surtout si la conversation peut être entendue) ou accomplir une tâche supervisée.

La peur et l'anxiété intenses se manifestent souvent avant, durant et après une situation sociale ou de performance, et peuvent prendre la forme de divers symptômes physiques. Voici une liste des symptômes physiques le plus souvent observés chez les phobiques sociaux :

  • rougissement
  • bredouillement
  • tremblements
  • mutisme
  • bouche sèche
  • transpiration
  • nausées ou dérangements d'estomac
  • battements cardiaques forts ou rapides
  • attaques de panique

Les phobiques sociaux peuvent être particulièrement sensibles à la critique et trouvent souvent difficile de s'affirmer. Il n'est pas rare qu'ils aient une piètre opinion d'eux-mêmes.

Nombreux sont les phobiques sociaux qui évitent de se trouver dans des situations où ils risquent d'avoir à interagir avec d'autres. À court terme, l'évitement de ces situations contribue à réduire l'anxiété, mais, à long terme, il accentue l'anxiété d'anticipation et le comportement d'évitement, créant un cercle vicieux.

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